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Leurs points de vue sur Open XML

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Daniel Cohen-Zardi, SoftFluent

AGM
François Pommeret, AGM

Ovalys
Edgar Maucourant, Avolys


Grégory Renard, Wygwam 


Open XML, fondamentalement, ça sert à quoi ? Quelle différence avec les formats précédents ? Quelle compatibilité avec l'existant ? Quelles nouveautés pour l'utilisateur ? Toutes les réponses ici.





"Open XML élargit l’utilisation de l’outil aux profils décisionnels, accélère la création des règles métier, tout en offrant un accès direct aux applications qui les exploitent"
Christophe Borde, chef de produit BRMS chez Ilog


Dernière mise a jour 19/02/2008 22:09:55


« Rarement une spécification aura été l’objet d’un travail aussi qualitatif », Julien Chable, Wygwam

S’il fallait sélectionner deux ou trois caractéristiques fondamentales d’Open XML pour en résumer les apports, lesquelles retiendriez-vous ?

Sans doute tout d’abord la grande extensibilité du format qui permet d’embarquer des données XML – validées ou non par un schéma XML - ou binaires en sus du contenu. Cela permet d’adresser un grand nombre de scénarii métier et de pouvoir apporter des solutions innovantes aux problèmes récents rencontrés par les entreprises. Cette capacité étend considérablement le potentiel des documents à interopérer avec d’autres environnements et système de l’entreprise tel que SharePoint et bientôt d’autres produits non Microsoft.

On soulignera également la capacité d’Open XML à inclure des informations issues de l’héritage des formats binaires. De cette façon, et alors qu’il marque un saut important par comparaison avec les formats binaires précédents, il reste compatible avec le large corpus documentaire existant. 

Cette capacité à intégrer des schémas XML tiers est souvent citée – notamment dans le rapport du Burton Group. Présentée ainsi, elle reste un peu abstraite… Concrètement qu’apporte-t-elle ?

Auparavant, un document était finalement une matière passive. Il était difficile d’aller puiser des données dans un document pour alimenter une autre application. La situation change radicalement avec Open XML. Avec ce format, les documents ne sont plus seulement « bureautiques » au sens strict du terme : ils deviennent eux-mêmes de véritables sources de données et non plus uniquement des représentations de l’information.

Open XML a souvent été critiqué pour sa complexité. Une critique légitime ?

Je crois que sur ce point bon nombre de personnes ont trop rapidement fait l’amalgame entre la taille de la spécification et sa réelle complexité. C’est vrai, la spécification Open XML représente un gros document – environ 6 000 pages réparties en 5 parties incluant exemples et tutoriaux. Une spécification exhaustive pour une raison simple : les fonctionnalités y sont décrites de façon détaillée pour garantir la fiabilité et l’interopérabilité des implémentations.

L’ISO (International Standard Organisation) va statuer prochainement sur Open XML. Si l’ISO n’appose pas son sceau sur Open XML quelles en seraient les conséquences ?

Ce serait d’abord très regrettable parce que cela remettrait en cause un investissement énorme et très qualitatif réalisé par bon nombre de pays et d’acteurs pluridisciplinaire du marché (Novell, Apple, Microsoft, Essilor, British Library, Statoil, …) pour améliorer le format. Très sincèrement, je crois qu’il faudra attendre longtemps avant de revoir une telle quantité et qualité de travail sur un projet de norme ISO.

Ensuite, cette non-reconnaissance limiterait sans doute l’adoption du format dans le secteur public. Ce dernier point est d’ailleurs le cheval de bataille – et de Troie - d’IBM, de Google et de bon nombre d’éditeurs/SS2L pour tenter d’imposer leur propre solution à base d’Open Office et d’OpenDocument, et la principale motivation à bloquer l’ensemble du processus en multipliant les initiatives d’opposition.

Mais au-delà de l’intérêt financier pour la concurrence que poserait une non-normalisation d’Open XML, les entreprises et gouvernements se poseront – et pour certaines admisnitrations devant un réel problème d’ordre opérationnel. En effet, car d’une part Open XML est le format natif de Microsoft Office 2007, également lisible et éditable par Office 2000, XP et 2003, donc un format largement utilisé ;  ensuite parce que, et sans représenter un jugement mais une réalité, ODF s’avère pour le moment fonctionnellement inférieur et faiblement intégré avec les outils existants. Ce qui est réellement problématique à l’heure où les utilisateurs et entreprises attendent des documents de plus en plus riches et capables d’interagir avec leurs applications métier et collaboratives.

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